MRC du Granit  
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Dernière mise à jour:
9 mai 2008
Créé par Com2média inc.

 

Histoire

Étalée sur un territoire de 2 733 km 2 à dominance agricole dans sa partie nord et forestière dans sa partie sud, la MRC du Granit est une région essentiellement rurale d'où émerge la ville de Lac-Mégantic comme pôle régional urbain. Désignée par le nom d'une de ses principales richesses naturelles et industrielles, le granit, la MRC est située en Estrie aux portes de la Beauce et du Maine, bordée par les montagnes frontalières, les Appalaches.

L'éloignement des principaux centres urbains ainsi que le sentiment de n'être ni tout à fait beauceron, ni tout à fait estrien, favorisent le développement de valeurs particulières fondées sur l'autonomie, l'innovation et la persévérance. Ainsi, la population assume une identité culturelle qui lui est propre et qui se traduit par le dynamisme et la vitalité de tous ses secteurs d'intervention sociale et économique.


La présence amérindienne

La qualité des eaux de ses nombreux lacs, la richesse de sa forêt, de sa faune et de sa flore ont favorisé graduellement l’arrivée et l’implantation des colons « blancs » sur ce territoire. Mais ils ne sont vraiment pas les premiers à avoir foulé ce sol si prometteur. En effet, les Amérindiens circulaient déjà ici il y a plus de 12 000 ans ! Les récentes fouilles archéologiques ont permis de confirmer que la région du lac des Joncs, du lac Mégantic et de la rivière Chaudière était un lieu de passage entre le fleuve St-Laurent et l'océan Atlantique pour les nomades amérindiens.

Les premiers Européens succédèrent aux Amérindiens au 17ième siècle. Les voies d’eau de la rivière Chaudière et Kennebec favorisèrent les déplacements. Le territoire fut témoin de plusieurs mouvements. Les Français et les Jésuites, en bons termes avec les Abénakis, durent céder le territoire aux Anglais, suite à la guerre entre la France et l’Angleterre, en 1713. Il en résulta la perte de l’Acadie et de toutes les prétentions françaises au sud des Appalaches.


Le passage des troupes de Benedict Arnold

La conquête de la Nouvelle-France par les Anglais, en 1759-1760, enlève le caractère de zone frontalière de la région du lac Mégantic. Les Britanniques sont maintenant chez eux. À l’été 1761, l’arpenteur John Montresor rédige un rapport sur le territoire, ses rivières et ses lacs. C’est peut-être ce rapport qui a motivé le colonel Benedict Arnold en 1775, à utiliser les voies d’eaux afin d’attaquer la ville de Québec lors de la guerre d’Indépendance des Etats-Unis, contre les Britanniques. Cette expédition n’a cependant pas connu le succès escompté et les troupes du colonel durent rebrousser chemin après le siège de Québec, en mai 1776. De nombreuses pertes de vie, tout au long du parcours qui s’est effectué à l’automne 1775, ont laissé certaines traces. En effet, il arrive parfois que l’on retrouve encore des restes de sabres et de fusils de cette expédition, comme ceux qui ont servis à fabriquer les clés d’honneur de la Ville de Lac-Mégantic.


Les immigrants écossais

La région des Cantons-de-l’Est a accueilli différentes vagues d’immigrants sur son territoire. L’une d’elles a été amenée par les Écossais, ces « Highlanders » devenus « encombrants » pour les propriétaires terriens du nord-est de l’Écosse et qui furent « motivés » à quitter leurs terres ancestrales suite à des ententes de peuplement entre le gouvernement canadien et la British American Land Co. (BALCO). Dès 1837, les premiers immigrants arrivèrent dans la ville de Québec. Le fleuve St-Laurent, la rivière St-François et la rivière au Saumon seront les voies qui les amèneront dans la région, plus précisément à Gould et le Canton de Lingwick. La colonisation fut très difficile, ses habitants, en provenance de l’Île Lewis en majorité, étaient habiles pour construire des maisons de pierres (Black house). Ici, ils furent accueillis par la forêt. Pour ces nouveaux arrivants, le simple fait de manipuler une hache était déjà un urgent apprentissage à acquérir !

En 1856, les premières familles de colons s’installèrent dans les environs du lac Mégantic. Les familles de William McLeod, de Rory Murdo et de John McIver s’établirent dans le canton de Marston. Il reste encore des bâtiments et des lieux qui sont témoins de ce passé très riche de l’histoire unique de la région. Ce n’est qu’en 1877 que des efforts dispersés seront unifiés afin de construire une route reliant la région et les deux rives de la rivière Chaudière au monde extérieur.


Le développement grâce au chemin de fer

En l’espace d’une génération, soit environ un quart de siècle, de 1852 à 1877, la région inviolée du lac Mégantic s’ouvre à la colonisation, au peuplement, et à l’exploitation forestière. Les Malcolm Matheson, de l’Ile Lewis, Télesphore Legendre de Stornoway, Alexandre Ross et Jerry Ham seront les premiers entrepreneurs à construire les bâtiments qui serviront de base au futur village de Mégantic.

L’arrivée du chemin de fer en 1878, événement primordial au développement de la région, jumelée aux efforts des premiers colons ont permis le développement d’une voie de passage de « Ness Hill » vers le site de « la Chaudière ». Cette voie correspond maintenant aux rues Laval et Frontenac, axe de communication principal de la Ville de Lac-Mégantic.

Références : Histoire de Lac-Mégantic, Jean-Pierre Kesteman, Ville de Lac-Mégantic, 1985

 



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